Weekend dans les volcans...

Salut tout le monde!


Ça fait des siècles que la pêche des Carnassiers est fermée, du moins c'est l'impression que nous avons tous, mais il faut bien laisser nos partenaires procréer! Patience, plus que quelques jours!


En attendant, je vous raconte mon bref passage en Auvergne, à la recherche des truites, qui manquent cruellement dans ma basse vallée du Lot! On ne peut pas tout avoir!


La semaine dernière, Franck, natif du Cantal et son fiston Jules, petit surdoué de la pêche de 10 ans, me proposent de les rejoindre dans un gîte au bord d'un lac Cantalien. La région est farcie de ruisseaux et rivières peuplées de truites à la souche et aux couleurs uniques...


Il ne m'a pas fallu 10 secondes avant de répondre évidemment "oui" à leur proposition!


Le soir même, je jette un œil sur le net afin de cerner le lieu, le peuplement piscicole du lac et les rivières du coin.


Il y a matière à faire, le lac est peuplé de Percidés, de brochet, poissons blancs, et quelques beaux sujets de carpes. Mais ce pour quoi j'y fonce avec enthousiasme est sa multitude de ruisseaux à truites!


Le temps va être compté, les journées passent comme toujours à une vitesse folle.

Niveau matos, Je décide d'embarquer mes cannes à toc, quelques leurres à truites et à Carnassiers (ouvert là bas) et une paire de cannes à carpes pour espérer un poisson bonus et faire péter un record pour le petit Jules!


Le samedi midi, je décolle pour 3h de route. Arrivé sur place, on s'empresse de décharger tout le matériel. On garde le nécessaire pour mettre un coup au toc de quelques heures dans le petit ruisseau qui a bercé l'enfance de Franck.


Douche froide, arrivés au bord du ruisseau on constate des niveaux d'eau très hauts dus aux orages des nuits précédentes. Ça sent la pêche difficile à plein nez.


En effet, la région au nombre de vaches supérieur à celui de ses habitants est faite de bocage et de pâturages. Elle regorge de vers de terre qui dévalent vers les rivières pendant les périodes d'orages. Les truites savent parfaitement saisir cette occasion et se goinfrent de cette manne.


Comme convenu, on se casse les dents, le courant puissant amène nos montages dans les embâcles et les racines en bordure, on y laisse pas mal de matériel, nerfs solides obligatoires!


Franck, avec sa canne traditionnelle, la "barre" comme on dit là bas, sauve la mise! Je ne tarderai pas à le suivre en prenant une petite merveille du coin, non sans difficultés!

Nous terminons ces 2h de pêche avec 3 petites truites à deux. Jules est capot, c'est pas la joie. Et la météo annonce encore de la pluie et des orages pour les heures à venir... Pas top pour la suite de notre programme...


Un fois rentrés au chalet, je me retrouve avec la petite famille autour d'une bonne bière et une raclette, de quoi nous mettre du baume au coeur!


Le repas fait son effet, je suis K.O mais je tiens à jeter un bref coup d'oeil au lac pour voir si il y a de l'activité coté carpes. Je cherche une zone qui puisse nous rapporter un poisson sur un coup du soir en vitesse. Il y a assez peu de postes et d'accès pour pêcher, mais j'observe une roselière sympa avec un haut fond prometteur.


Même si il n'y a pas la moindre signe d'activité sur le lac, je décide d'amorcer sur cette zone au cobra et à la fronde quelques billes et graines pour le soir suivant.

Le lendemain, le réveil sonne de bonne heure pour aller sur une rivière de taille plus importante. Comme prévu Il a fait orage toute la nuit, on sait pertinemment que ça va être compliqué mais on part motivés!


Arrivés sur place, les niveaux d'eau sont très haut, la pêche est compliquée, et les fonds encore une fois encombrés. La journée se solde par un capot pour Franck et Jules. Je m'en sors pas trop mal avec 6 poissons entre 18 et 25cm pris au vers en dérive naturelle (toc). Sans photos ce jour là.

Les averses de la journée et la concentration maximale pour pêcher dans ces conditions ont fatigué les organismes. On rentre épuisés au bercail.


Des carpistes sont en place devant notre chalet depuis le matin, je pars prendre quelques infos sur l'activité éventuelle des poissons pendant notre absence. Les nouvelles sont mauvaises, ils sont capots à 2 avec 3 cannes chacun, et aucun signe d'activité sur le lac depuis le matin. De quoi nous faire hésiter pour nous installer pour le coup du soir à la carpe, d'autant plus qu'il se remet à pleuvoir.


Nous partons manger, avec autant l'envie d'aller au lit que de sortir tout le matériel pour faire le coup du soir à la carpe.


Je suis tout de même bien déçu pour Jules qui a persévéré toute la journée à la truite sans résultat...

Et je n'ai pas grand espoir de sauver la mise à la carpe au vu des dires des carpistes en place depuis le matin.


Couverts comme des esquimaux, on décide d'aller pêcher au crépuscule pour 2 ou 3h. C'est le top, vent du Nord glacial, 3 degrés au thermomètre et on prend des averses dans le dos. J'ai pris le minimum pour pêcher donc pas de tente, pas d'abri, pour faire les montages et les sacs solubles. Et en prime, le sol est caillouteux, je mets une éternité à réussir à planter mes détecteurs. Autant dire qu'il faut en vouloir!


On est enfin en place, la nuit devrait pas tarder à arriver.

J'amorce les dernières graines et billes autour de mes montages, le vent à l'air de tourner, il fait brusquement moins plus doux et quelques carpes se mettent en activité à 30 mètres de nos lignes.

La nuit arrivée, le vent s’arrête, le lac est tel un bain d'huile, c'est magnifique! Le carpiste d'à coté vient nous rejoindre pour discuter. On échange sur notre stratégie, nos montages et nos appâts. Apparemment, il a amorcé assez massivement sur des zones sondées au préalable, avec tous types de montages et des bouillettes de qualité qu'il confectionne lui même. Il à l'air d'avoir fait les choses correctement. Ça me rassure pas vraiment pour la suite vu qu'il n'a eu aucun résultat.

J'ai à peine le temps de me morfondre que le balancier de mon détecteur descend, c'est une touche retour, je ferre immédiatement et place la canne dans les mains de Jules qui se débrouille comme un chef sous la lumière de la lune!

Le second détecteur sonne, je pense immédiatement que la carpe a croisé mon autre canne. J'immerge la pointe de ma seconde canne pour faire passer la carpe par dessus et terminer le combat sans nœud entre les 2 lignes.

Je mets le poisson de Jules à l'épuisette, il saute partout! Il vient de pulvériser son record! il crie de joie en voyant cette belle miroir de plus de 12 kilos qu'il a du mal à porter!

Mais pendant les premières pauses photos je vois le brillant du moulinet de ma seconde canne bouger, elle part à l'eau! Sur le coup je ne comprends pas, je bondis dessus et constate qu'il y a bel et bien un poisson au bout! C'est après coup, pendant le combat que Franck me dit avoir resserré le frein du moulinet en pensant bien faire... Je comprends alors qu'il ne s'agissait pas de la belle miroir qui avait croisé ma ligne mais d'un autre départ simultané. Un doublé!

Je ne pouvais espérer mieux pour Jules qui a des étoiles dans les yeux. Je suis heureux pour lui, pour qui la persévérance n'avait pas payé à la truite. Le voilà récompensé ! C'est un plaisir de partager ce moment là avec lui, comme mes oncles ont pu le faire avec moi quand j'avais son âge.

Nous avons bichonné ces 2 poissons pendant la séance photos, il est temps de les remettre à l'eau!

De quoi rêver pour Jules la nuit qui arrive, et celles d'après!

Au petit matin suivant, Jules à des petits yeux, et moi aussi. On est tous fatigués. Franck et moi des efforts fournis pour réussir les parties de pêche et Jules de la nuit agitée qu'il vient de passer!


C'est le dernier jour de ce court séjour, il fait beau cette fois, évidemment quand on doit repartir!


Un fois les bagages et le matériel prêts à être chargés, on repart une dernière fois pêcher un petit ruisseau pour une heure ou deux. Les niveaux ont baissé, c'est l'avantage des petits ruisseaux, ils montent aussi vite qu'ils redescendent. Cela nous permet de pêcher dans des conditions correctes.


L'occasion pour Jules de prendre quelques sensations au toc et moi au leurre. On ne se lasse pas de ces couleurs!

Il est temps pour moi de reprendre la route. Épuisé, mais satisfait d'avoir pu partager cette veillée à la carpe et ce weekend avec cette chouette famille que je remercie infiniment. C'est partie remise!

A bientôt et bonne ouverture à tous!


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